C'est l'histoire d'un couple qui, arrivé dans la quarantaine, s'organise pour partir un an, en congé sabbatique, sac au dos, en Asie.
Petit détail : ceci s'est passé en 92-93 !
Après relecture de Routards & Cie, que Sally avait rédigé à notre retour, nous avons décidé d'en faire un blog d'une durée d'un an en respectant le texte original et sa chronologie afin d'y retrouver les émotions de l'époque.
Les 675 photos, les 65 documents scannés, les 12 dessins, les 125 vidéos et les 95 enregistrements sonores sont d'époque aussi.
Bonne lecture !

Nias, 20 mai 1993

Enfants à la fenêtre d'une maison traditionnelle


C’est vraiment le pied ici ! Jusqu’à ce matin, nous étions les seuls clients du losmen qui compte quelques bungalows sur la plage. Tout est calme, et l’on se laisse bercer par le perpétuel bruit des vagues, assis sur notre terrasse.
Les enfants qui vendent des fruits viennent nous tirer de notre rêverie : les ananas sont succulents, les minuscules bananes ont une saveur inconnue, et les mangues exhalent un tel parfum qu’elles embaument notre chambre !


Promenade jusqu’au village voisin de Bohohilitano. On y accède à pied par un chemin dallé de pierres inégales qui grimpe le long d‘une colline en passant devant des églises catholiques et des temples protestants d’où s’élèvent des chants. Les femmes portent leurs habits du dimanche, une tunique de dentelle rose ou blanche et un sarong qui leur donne une fine silhouette, leurs longs cheveux brillants sont relevés en chignon ; les fillettes sont maquillées de poudre blanche sur le visage, de rouge sur les lèvres, et de kohl sur les sourcils. Aujourd’hui, au fin fond de l’île de Nias, on fête l’Ascension !

[Messe de l'Ascension]


Enfants sur les marches de l'église


Le village, qui domine notre baie, se compose d’une seule et large rue droite, bordée de chaque côté par des maisons en rondins de bois, sur pilotis croisés ; les toits, où se découpe un vasistas ouvert, sont couverts de chaume.


Maisons de Bohohilitano

De tous côtés, des enfants accourent pour nous voir ; certains, plus agressifs, nous crient de ne pas prendre de photo : en effet, les groupes de touristes qui visitent le village doivent d’abord faire une “donation” au chef de village pour avoir le droit de prendre quelques photos. Nous échappons aux formalités grâce à notre vendeur attitré de bananes qui habite ici.


Rue principale de Bohohilitano

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